Tuesday, February 22, 2011

Le Bilan de la grippe A H1N1

Le Bilan de la grippe A H1N1
La grippe A (H1N1) de 2009-2010 est une maladie respiratoire aiguë contagieuse de l'être humain de type grippe apparue en 2009. L'épidémie grippale déclenchée par cette maladie s'est répandue sur toute la planète dans les mois qui ont suivi son apparition et a été qualifiée de pandémie par l'OMS en juin 2009.

La grippe A (H1N1) de 2009-2010 est une maladie respiratoire aiguë contagieuse de l'être humain de type grippe apparue en 2009. L'épidémie grippale déclenchée par cette maladie s'est répandue sur toute la planète dans les mois qui ont suivi son apparition et a été qualifiée de pandémie par l'OMS en juin 2009.

Aussi, les mesures qui ont suivi l’apparition du virus A/H1 N1 ont fait la quasi unanimité des virologues et épidémiologistes, alors qu’elles n’ont pas rencontré l’adhésion de la population, qu’elles ont coûté environ 2 milliards et demi, et qu’il y a eu moins de morts qu’en période de grippe saisonnière, peut on lire dans un communiqué de presse.



2,5 milliards d’euros dépensés, des milliers de vaccins non utilisés et une défiance de la population vis-à-vis des consignes du gouvernement: la gestion de la pandémie de grippe H1N1 semble être une accumulation d’erreurs et de messages inefficaces. Un rapport de Marie-Christine Blandin, sénatrice verte, et et Jean-Pierre Door, député UMP, tire les enseignements de cette crise sanitaire et formule 32 recommandations pour que les prochaines pandémies soient mieux appréhendées et enrayées.



Le Bilan de la grippe A H1N1

Pourtant, il serait incorrect de juger avec les données de juin 2010 les choix de juin 2009. C’est donc en se replaçant dans le climat de l’époque qu’il faut analyser les arbitrages, peut on lire dans un communiqué de presse.

Il faut savoir que depuis le SRAS, et le virus H5N1 en Asie, les capacités de séquençage des gènes, et l’appétit des firmes pharmaceutiques pour d’éventuels brevets de vaccins, ont créé un climat de course au virus émergent, qui se lisait dans les investissements, les parutions scientifiques, les medias, la signature d’un contrat d’installation d’une usine de fabrication de vaccins pandémiques Sanofi au Mexique par N. Sarkozy le 9 mars 2009, pour 100 millions d’euros.

Pour y faire face, le gouvernement opte pour «le scénario du pire» et commande 94 millions de vaccins. Principe de précaution ou connivence avec les laboratoires pharmaceutiques? La signature d’un contrat par Nicolas Sarkozy, un mois avant la détection du virus, pour la construction d’une usine Sanofi au Mexique n’a certainement pas permis de clarifier la situation, peut on lire chez nos confrères de 20minutes.fr.

Dès l'été 2009, le gouvernement français par la voix de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot a fait savoir qu'il optait pour une campagne de vaccination de masse non-obligatoire.

Dans une circulaire du 21 août 2009 destinée aux préfets, les ministres de l’intérieur et de la santé ont précisé le plan de vaccination débutant le 28 septembre qu’ils qualifient de « réponse sanitaire évolutive exceptionnelle ». Il y est indiqué que le gouvernement « a commandé des doses de vaccins, afin d'être en mesure de proposer, si cela s'avérait nécessaire, à l'ensemble de la population une couverture vaccinale contre le nouveau virus ». La vaccination se ferait sous la forme de deux injections à trois semaines d’intervalle.

Le plan gouvernemental prévoyait la mise en place d'une campagne de vaccination progressive débutant le 12 octobre selon une liste de priorité ciblant d'abord les personnels médicaux (en particulier ceux oeuvrant auprès de populations à risque), puis les personnes à risque elles-mêmes et enfin l'ensemble de la population, à partir du 25 novembre 2009. Ce programme de vaccination a été mené en partie dans les hôpitaux et en partie dans des centres de vaccination, établis le plus souvent dans des gymnases et dans lesquels exerçaient des professionnels de santé réquisitionnés pour l'occasion.

Le 18 janvier 2010, le Haut Conseil de la santé publique estimait que 5,74 millions de personnes s'étaient fait vacciner et qu'entre 12 et 18 millions de personnes seraient immunisées contre le virus, la majorité l'ayant été par infection.

Le coût s'élève à 420 millions d'euros. Une somme qui comprend les 48 millions d'euros de dédits déjà donnés aux différents laboratoires. La France possède l'un des dédits les plus importants de tous les pays européens avec 16% du prix de vente des médicaments.

A ces 420 millions d'euros, il convient d'ajouter les 90 millions d'euros environ des factures gérées par le ministère de l'Intérieur, notamment concernant les centres de vaccination.

La France a choisi une commande ferme de 94 millions de vaccins, s’appuyant, face à plusieurs incertitudes (nous sommes en juin), sur le scénario du pire : La pandémie sera grave, il faudra deux doses de vaccin, et enfin, presque tous les français voudront se faire vacciner.

Le 28 novembre 2009, le gouvernement français a décidé de faire appel aux médecins militaires afin d'épauler les centres de vaccination. Début décembre 2009, les internes en médecine ont été mobilisés. 5 000 personnes vont être recrutées « en contrat aidé » par les associations pour apporter leur aide dans les centres de vaccination contre la grippe A/H1N1.

Les médecins généralistes français réclament depuis début novembre 2009 le pouvoir de vacciner leurs patients contre la grippe H1N1, ce que refuse le ministère de la santé.

Pour le ministère, outre l'argument financier, opter pour les centres permet aussi une meilleure traçabilité de la vaccination. Il permettrait également une meilleur gestion des vaccins, livrés en multidose de 10 doses.

Par ailleurs, le Tamiflu, antivirus faute de mieux, n’était même pas reconnu comme médicament méritant d’être remboursé par la Haute Autorité de Santé, et il a donné lieu à des choix contradictoires d’un pays à l’autre, ou d’une circulaire à l’autre en France : préventif, curatif, et finalement idéal si pris très tôt; peut on lire dans un communiqué de presse.

L’OPECST (Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques) a voté le rapport sur la mutation des virus et la gestion de la crise, présenté par deux parlementaires (Jean-Pierre Door, député UMP et Marie Blandin, Sénatrice Verte) le 22 juin 2010.

Il a donné lieu à plus d’’un an de travail, 150 auditions, et visites à l’OMS, à l’ECDC (centre européen de veille sanitaire), au CDC d’ATLANTA, à l’EMEA (agence européenne du médicament), au laboratoire confiné P4 de Lyon.

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