Dans un nouveau communiqué de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), un groupe d'experts internationaux appelle les Etats à ne pas relâcher l’intention sur l’évolution du Virus H5N1 de la grippe aviaire
Dans un nouveau communiqué de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), un groupe d'experts internationaux appelle les Etats à ne pas relâcher l’intention sur l’évolution du Virus H5N1 de la grippe aviaire.
Selon eux, l'état actuel des connaissances ne permet pas de connaitre précisément les modes de propagation du virus H5N1 de la grippe aviaire, notamment sur la responsabilité des oiseaux sauvages.
En 2004, une souche H5N1 du virus a été médiatisée en raison de sa dangerosité et de sa transmissibilité à l'homme. Cette affection est transmissible entre volatiles et plus rarement à des mammifères (dont le porc qui est à la fois réceptif aux virus grippaux aviaires et humains), mais elle est habituellement difficilement transmissible à l'homme. Certaines espèces d'oiseaux, et en particulier certains canards sont souvent porteurs asymptomatiques.
La grippe Aviaire est toujours d’actualité
Toutefois l'OMS craint que le virus ne mute créant ainsi une pandémie hautement mortelle. Les premières estimations optimistes évaluent sept à huit millions de morts ; les estimations pessimistes à plusieurs centaines de millions. En septembre 2008 le nombre de cas mortels est de 245 et aucun dans les pays hautement industrialisés. Début 2009, ce virus reste actif chez les oiseaux, essentiellement en Asie du Sud-Est et le risque d'une pandémie est toujours présent.
La FAO a publié, en août 2006, une étude présentant les modalités supposées de contamination de la faune sauvage par la grippe aviaire avant la migration des oiseaux :
· Matières infectées (œufs, sous-produits de l’aviculture, carcasses disponibles dans l'Environnement)
· Matières fécales infectées, utilisées comme engrais ou épandues ou perdues dans les marais, rizières ou cours d’eau à partir de drains issus d’élevages avicoles
· Excréments infectés passivement apportés dans les zones humides via les cours d’eau (notamment via les inondations ou l’irrigation)
· Il pourrait exister une contamination par d’autres oiseaux ou des espèces relais (espèces sauvages, ou commensaux de l’Homme tels que rats et souris) qui pourraient constituer un relais de contamination. Il s’agirait d’espèces qui peuvent chercher à manger dans les élevages et passer du temps dans des milieux plus naturels.
· Infection d’oiseaux sauvages dans les rizières là où on a fait passer des canards contaminés pour qu’ils s’y nourrissent.
Pour devenir pandémique, le virus est supposé passer (en mutant) par un hôte intermédiaire plus proche de l'homme (cochon par exemple). Le chat pourrait être un des intermédiaires possibles. Il semble que dans de rares cas un virus aviaire (autre que H5N1) puisse aussi directement infecter l'homme.
« Il semble malheureusement que le virus H5N1 ne fasse plus la Une de l'actualité bien qu'il demeure un problème de premier ordre, en particulier en Egypte et dans certaines parties de l'Asie, où il a un énorme impact sur la sécurité alimentaire et les moyens d';existence des agriculteurs et des communautés locales », a indiqué Juan Lubroth, Vétérinaire en chef à la FAO.
« Au cours des six derniers mois, des foyers de la maladie ont été recensés chez les volailles domestiques au Bangladesh, au Cambodge, en Roumanie, en Israël, au Myanmar, au Népal, en Egypte, en Indonésie, en Inde et au Viet Nam, et chez les oiseaux sauvages en Chine, en Mongolie, et en Fédération de Russie. Le Bhoutan vient de signaler récemment pour la première fois la présence de foyers », a ajouté Mr Lubroth.
Pour mieux connaitre les modes de propagation du virus et mieux évaluer les risques, le Groupe d'experts préconise notamment d'approfondir la surveillance continue et élargie des populations d'oiseaux sauvages et le renforcement des capacités des enquêteurs locaux. Ce dernier est un partenariat de collaboration entre 15 organisations internationales, dont des organismes des Nations Unies, d'autres organisations intergouvernementales et des ONG spécialisées.






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